L'INDIVIDU ET LE COLLECTIF

L'individu et le collectif : une question philosophique pour l'éducation. Ce colloque - les Cinquièmes rencontres de la SOFPHIED, organisées en mai 2011 à la Sorbonne (amphi Durkheim) - envisage l'individu et le collectif comme une tension constitutive à surmonter.



COLLOQUE DE PARIS

mai 2011



Nous vivons dans des collectifs qui peuvent être mortifères (famille déchirée, amitiés détruites, couple défait, entreprise fermée ou délocalisée, association dissoute…), mais qui aussi apportent un surcroît de vie (dynamisme, découverte de nouvelles compétences, plaisir de l’action commune…). C’est pourquoi l’éducation, qui porte sur un individu qu’elle vise à inscrire au sein d’un collectif, tire sa possibilité et sa signification de ce collectif même.

La tension entre ces deux pôles de l’éducation se traduit dans les finalités éducatives qui privilégient tantôt le développement des personnalités, tantôt l’intégration dans un collectif. Elle a des conséquences existentielles, la recherche du soi pouvant créer autant de souffrance et d’illusion que l’immersion dans un collectif où se ruine la volonté propre. De là des questionnements anthropologiques : à quel modèle d’homme l’éducation se réfère-t-elle ? quel sens donner à l’autonomie ? à la liberté ? comment considérer la solidarité, comme mouvement affectif ou comme institutionnalisation ? comment concilier la construction et la préservation de soi, avec l’attention aux autres, la soumission aux règles collectives ? qu’en est-il de la notion de personne ? qu’en est-il de la compétition ? quelle valeur attribuer à la capacité de révolte ?

Nous vivons dans des collectifs qui peuvent être mortifères (famille déchirée, amitiés détruites, couple défait, entreprise fermée ou délocalisée, association dissoute…), mais qui aussi apportent un surcroît de vie (dynamisme, découverte de nouvelles compétences, plaisir de l’action commune…). C’est pourquoi l’éducation, qui porte sur un individu qu’elle vise à inscrire au sein d’un collectif, tire sa possibilité et sa signification de ce collectif même.

La tension entre ces deux pôles de l’éducation se traduit dans les finalités éducatives qui privilégient tantôt le développement des personnalités, tantôt l’intégration dans un collectif. Elle a des conséquences existentielles, la recherche du soi pouvant créer autant de souffrance et d’illusion que l’immersion dans un collectif où se ruine la volonté propre. De là des questionnements anthropologiques : à quel modèle d’homme l’éducation se réfère-t-elle ? quel sens donner à l’autonomie ? à la liberté ? comment considérer la solidarité, comme mouvement affectif ou comme institutionnalisation ? comment concilier la construction et la préservation de soi, avec l’attention aux autres, la soumission aux règles collectives ? qu’en est-il de la notion de personne ? qu’en est-il de la compétition ? quelle valeur attribuer à la capacité de révolte ?

En continuité avec le colloque de la SOFELP (Société de philosophie de l’éducation de langue portugaise) qui a abordé la question de l’individu et du collectif sous l’angle des Solitudes et des solidarités (Porto, 18-20 mai 2011), ce colloque de la SOFPHIED envisage L’individu et le collectif comme une tension constitutive à surmonter, et s’interroge sur les rapports entre Traditionalisme et émancipation, autant que sur les Paradigmes communicationnels. Il s’agit de Penser l’individu collectif et la démocratie aussi bien dans le projet de Construire l’autonomie, que dans la mise en évidence des Figures de la solitude. Pour préciser ce que deviennent les Modèles politiques et sociaux, il est utile de Revisiter le moment républicain et de repenser des courants tels que Personnalisme et solidarisme. Enfin, les Voies du collectif se manifestent dans le couple Pluralisme et altérité, ce qui souligne combien dans l’éducation s’entrecroisent Stratégies, éthique et apprentissage, et comment s’impose en alternance le dilemme de devoir Transmettre des normes ou former à la critique.

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